1980-1985

   Ici, l'art est rendu à sa vérité d'objet matériel. Mais dans la peinture de Scholtès se lit comme en négatif la nostalgie de la disparition d'une tradition et de ses savoirs-faire. Sous les cires et les vernis courent ces signes discrets qui sont autant d'invitations à contempler les trésors indigènes, à retrouver par la création et selon le mot de Cézanne les assises du monde. Une peinture totémique en quelque sorte.

Pour Armand Scholtès la peinture est réfléchie au double sens du terme. On n'y retrouve ni touche rapide ou tourmentée, ni geste autobiographique. La couleur et ses contrastes, le signe et ses variantes, le mat, le brillant, l'opaque et la transparence sont ici explorés avec d'infinies subtilités. Sans doute Armand Scholtès se laisse-t-il aller quelquefois aux délices d'une matière qu'il réinvente. Mais le mélange des résines, mastics, vernis, acryliques et huiles, relève davantage -c'est lui-même qui le souligne- de la cuisine que de la chimie.

Louis Michel Gohel (extraits du texte publié dans le catalogue de l’exposition au Musée de Bar-le-Duc)

© 2020 par Galerie Scholtès 

18 rue Pastorelli, 06000 Nice

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